Aventures australiennes


Brest Business School incite ses étudiants à vivre une expérience à l’international, soit par le biais d’un échange universitaire, soit par celui d’une année de césure. Enzo, Coralie, Audrey et Axelle, étudiants en Master Grande Ecole ont été séduits par cette dernière.

La bande de joyeux lurons a ainsi décidé de parcourir plus de 18.000 kilomètres pour atterrir en Australie, à Sydney et y passer un magnifique séjour, riche en expériences. Les 4 jeunes fantastiques ont réalisé un road trip très dense et mené une vie de backpacker. Tout au long de leur voyage, ils ont pu découvrir des paysages fantastiques, innombrables et  accumulé des souvenirs impérissables. Nos vingtenaires ont avalé des kilomètres en van pour parcourir différentes étapes qui marqueront à coup sûr leur esprit.

Récit d’une aventure haute en couleur et en chaleur à découvrir ci-dessous.

« Les aventures de Zoz et ses Zouz ! »

 

  • Comment ce projet a-t-il mûri et s’est-il concrétisé ?

Nous sommes partis du constat qu’effectivement, nous devions partir au minimum quatre mois à l’étranger et qu’au fil des discussions, nous étions plusieurs à être attirés par cette année de césure. Nous étions partagés quant à la destination entre la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Après quelques recherches, lectures de blog, nous avons choisi l’Australie. L’opportunité de trouver du travail plus aisément a été décisive. C’est un pays vaste, avec une plus grande diversité de paysages et idoine pour la pratique du surf.

Concernant les démarches, nous nous sommes tout d’abord renseignés sur le prix des billets d’avion, sur les conditions nécessaires pour être éligible au Working-Holiday Visa (permis de travail sur le sol australien). Il fallait également se préoccuper de l’assurance santé pour couvrir d’éventuels problèmes. Une fois que nous étions assurés pour partir, nous nous sommes intéressés à l’itinéraire de  notre futur road-trip.

  • Après avoir acheté un Van par binôme, vous avez décidé de « renflouer les caisses » et de vous séparer. Racontez-nous cette expérience de cueillette de cerises ?

En effet, nous avons acheté un van par binôme (Enzo avec Coralie et Audrey avec Axelle) car l’achat reste plus rentable que la location sur le long terme.

Nous nous sommes rendu tous les quatre à Young, dans l’état du New South Wales qui est la « capitale » de la cerise. Nous avons mené nos recherches de travail deux par deux car c’était plus judicieux de fonctionner par binôme. Nous sommes allés nous inscrire dans l’agence d’intérim de la ville et ainsi, été placés sur une liste d’attente. Cependant, nous avons trouvé du travail par nous-mêmes grâce à nos efforts de porte-à-porte, après 10 jours de recherche. Un délai assez long car la saison a été retardée suite aux intempéries. Nous avons finalement trouvé du travail dans la plus grosse ferme de la ville.

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Audrey, Axelle et leur van

  • Comment s’articulait une journée type de travail ?

Nous devions nous rendre tous les matins à 6h à l’office de la ferme pour pointer. Nous étions ensuite dirigés dans les champs avec nos superviseurs par le biais d’une navette. Le travail consistait à cueillir les cerises dans les arbres et à remplir des paniers de 10 ou 12 kilos (picking) et de les trier puis les emballer (packing). Ces 10 kilos étaient ensuite rémunérés 9$ (6,50 euros environ). Il fallait donc être performant pour gagner le maximum d’argent.

Le rythme fut donc intense et les grosses chaleurs ne nous ont pas aidés. Il s’agit sûrement du travail le plus dur que l’on ait fait physiquement mais cette expérience a été gratifiante financièrement.

  • Quels ont été vos rapports avec les autres expatriés présents sur le lieu de travail ?

On nous avait dit que beaucoup de Français partaient dans le même cadre que nous, mais nous ne pensions pas autant ! Il n’y a pas une journée où on n’entend pas parler français autour de nous ; c’est un des bémols de notre voyage. Nous étions donc beaucoup de Français au camping, quelques Canadiens, Belges et Allemands.
Malgré la barrière de la langue des liens d’amitié peuvent naître surtout lorsque l’on reste un certain temps avec ces personnes. Entre solidarité et partage, c’est une expérience enrichissante humainement parlant. Si c’était à refaire nous le referions sans hésiter.

  • Mais l’un des objectifs de cette expérience, c’est aussi l’amélioration de l’anglais et l’accommodation à une nouvelle culture. Partir avec un groupe d’amis français ne défavorise-t-il pas cette adaptation ?

Partir avec un groupe d’amis français est forcément un désavantage dans l’apprentissage de l’anglais. Ceci dit, les Australiens sont très abordables et viennent souvent discuter, cela crée une opportunité de s’exprimer. Mais pas que ; on doit parler anglais avec nos employeurs, avec la banquière pour la gestion du compte, lors de nos courses, etc. Nous avons eu un peu de mal à nous faire comprendre au début mais, par la suite, avons constaté une nette amélioration. Etre en immersion totale crée forcément des automatismes.

Nos 4 fantastiques

Nos 4 fantastiques

  • Fin décembre, les « 4 fantastiques » se retrouvent. À cet instant, vos vacances débutent réellement ! Retracez-nous quelques péripéties de vos différentes expéditions.

Nous nous sommes réunis à Sydney pour fêter le Nouvel An ensemble et assister au plus beau feu d’artifice du monde.  Après avoir passé 2-3 jours sur ce lieu, nous avons pris la route pour Melbourne en longeant la côte, l’occasion pour Enzo d’acquérir enfin une planche de surf !

Ensuite, nous avons rejoint la ville d’Adelaïde en longeant toujours la côte (par la Great Ocean Road) pour rejoindre quelques amis que nous avions rencontrés à la ferme.

Par la suite, nous avons décidé de faire une grande expédition dans le désert : nous voulions rallier Townsville en passant voir Uluru – une roche emblématique de 348 mètres de hauteur, inscrite au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO.  Pour cela, pas moins de 4.500 kilomètres nous attendaient, avec une chaleur presque irrespirable et sans climatisation dans nos vans…

La route fut très longue, nous croisions essentiellement des stations-service perdues au milieu de rien, des troupeaux de vaches sauvages, des moutons ou encore des émeus. L’arrivée près du rocher d’Uluru a été mémorable, ce fut gigantesque !

Nous avons également fait une escapade au Kings Canyon situé à 200 km d’Uluru puis nous avons repris la route pour rallier Townsville et le nord de la côte Est de l’Australie.
Les paysages de Townsville étaient totalement différents car ce sont d’immenses forêts verdoyantes et humides. Nous sommes ensuite descendus sur Brisbane, un endroit idyllique, reposant qui restera, semble-t-il, notre coup de cœur de cette expédition.

L'Uluru

L’Uluru

  • Qu’est-ce qu’il y a de différent en Australie par rapport à la Bretagne ?

La météo ! Nous sommes arrivés au début de l’été australien et nous n’avons pas eu un seul jour en dessous de 20°. Le soleil se révèle assez dangereux (jusqu’à 39° par moment). C’est pourquoi l’hydratation et l’ombre restent vitaux. De plus, il fait nuit très tôt comparé à l’été en France, il faut donc prévoir le repas vers 18h pour ne pas se retrouver à faire la cuisine et la vaisselle de nuit. Ce décalage climatique demande un temps d’adaptation.

D’autre part, les Australiens sont très agréables, avenants et ouverts d’esprit. Cependant, leur mentalité diffère sur certains points. Par exemple, ils ont un petit côté « sans gêne ». Il n’est en effet pas rare d’entendre un Australien roter en plein lieu public comme au supermarché, au petit déjeuner, lors de discussions…

  • Éprouve-t-on « le mal du pays », le manque familial ou au contraire, a-t-on envie d’y rester ?

Le voyage en Australie que l’on vous décrit est magnifique et rempli de belles images, mais il faut faire quelques « sacrifices » comme vivre en van ou avoir un budget très réduit car l’essence est très coûteuse. Mais on arrive toujours à prendre du recul car c’est une chance inouïe d’être en Australie. On a hâte de rentrer pour voir notre famille, les copains et retrouver un certain confort de vie, mais nous profitons un maximum de notre séjour, c’est un plaisir partagé par tous, c’est magnifique ici et on profite de l’instant présent !

  • Si vous deviez retenir un moment marquant de votre séjour, quel serait-il ?

Enzo : « Quand j’ai vu la mer après avoir passé un mois à Young dans les cerises. Je n’avais jamais passé plus de 15 jours dans ma vie sans voir la mer. Faire du surf en short et en lycra a été l’apothéose ! »

Coralie : « Les 5.000 km pour aller dans le désert et aller voir l’Uluru furent extraordinaires. J’ai été impressionnée par sa grandeur et la présence que cet emblème de l’Australie peut dégager quand vous êtes en face. On se sent tellement petit face à cette nature grandiose. »

Audrey : « Je garde en tête comme moment marquant toutes les rencontres que l’on a pu avoir durant notre trip. La découverte d’une nouvelle culture, d’un mode de vie différent du nôtre, vous permet d’acquérir une plus grande ouverture d’esprit. »

Axelle : « Ce que j’ai préféré c’est le Global Heaven Rugby Tens, un tournoi international de rugby organisé sur 2 jours qui regroupe des équipes d’Australie, Nouvelle-Zélande, Asie et France, 28 matchs en tout et une ambiance de folie. Je n’avais jamais vu un match de rugby dans un stade et j’ai adoré. »

Retrouvez les aventures de nos expatriés sur leur page Facebook .

Enzo, Audrey, Axelle, Coralie et leur nouvel ami

Enzo, Audrey, Axelle, Coralie et leur nouvel ami

Propos recueillis par Gauthier KERVAREC, étudiant en Master Grande Ecole.

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